Il avait pratiquement tout gagné, mais il manquait une précieuse breloque à son palmarès : l’or olympique qui se refusait à lui depuis ses débuts dans la cour des grands, en 2007. Cette fois, c’est dans la poche, Marcel Hirscher a triomphé à PyeongChang dans l’épreuve qu’il convoitait le moins : le combiné. Une entrée en matière annonciatrice d’une campagne coréenne absolument flamboyante pour cet Autrichien si humble et si doué.
Pour mémoire, Super Marcel et le combiné, ça fait deux. Le Salzbourgeois n’en a pas remporté un seul en Coupe du Monde. Il faut se tourner vers les Championnats du Monde de Beaver Creek en 2015 pour assister à sa victoire surprise dans cet exercice en deux temps qui, a priori, ne lui convient guère. Oui mais… quand la descente n’est pas trop sélective, alors Hirscher répond présent. Et justement, à PyeongChang, dans sa configuration ‘combiné’, elle était à sa mesure, assez douce et raccourcie de quelques centaines de mètres. Marcel s’y classera excellent 7e à seulement 1:32 du très rapide Allemand Thomas Dressen. Next step : le slalom… qu’Hirscher maîtrise comme personne. Si, après sa bonne descente, il parvenait à atomiser la concurrence entre les piquets, alors on voyait mal qui, à l’addition des chronos, pouvait le menacer. Pinturault peut-être ? Effectivement, le Français sera le plus offensif, mais il devra se contenter du premier accessit. Car Marcel, boosté comme jamais à l’idée de décrocher l’or, était vraiment, vraiment (vraiment !) intouchable.
"Quand la descente n’est pas trop sélective, alors Marcel répond présent."
Autant dire que sa mère-patrie n’a d’yeux que pour lui (et pour Matthias Mayer quand même, qui vient de s’imposer dans le super-G). Elle voit déjà Marcel sur la plus haute marche dimanche à l’issue du géant et rebelote 4 jours plus tard à l’arrivée du slalom. Confiance aveugle ? Certainement pas ! Hirscher est l’un des skieurs les plus fiables de l’histoire. En 219 départs de Coupe du Monde, il est monté 120 fois sur le podium. Qui dit mieux ? Personne. Et comme nous aimons les chiffres et les records, en voici d’autres : Marcel, c’est 4 titres de Champion du Monde et surtout 6 « grands » globes de cristal (toutes disciplines confondues) sans interruption de 2012 à 2107, en attendant de coiffer les lauriers 2018… et les suivants. Car ce petit colosse (à peine 1,73m) n’a que 29 ans et encore de belles années devant lui. Avec l’appétit qu’on lui connaît, sûr que les statistiques n’ont pas fini de s’affoler. Son objectif suprême : sans doute de détrôner l’éblouissant Ingemar Stenmark, détenteur de 86 succès en Coupe du Monde dans les années 70/80 !... Allez, Marcel, plus que 32 victoires et tu pourras prendre ta retraite.
Texte : Denis Asselberghs
Photo d'ouverture : DPPI
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