Il y a un peu plus d'un an, naissait Headway, un projet expérimental mélangeant harmonieusement slackline et musique classique. Une vidéo vue plus de 300.000 fois sur YouTube, 10.000.000 de fois sur Facebook, mais qui mérite que l'on parle encore d'elle, tant elle est unique en son genre.
Quelques notes de violon, le slackeur se met en action. Inspirez, expirez... c'est parti, le ballet peut commencer. Mais d'où vient cette merveilleuse idée ? "Ca m'est venu lors d'un tournage pendant qu'une amie jouait du piano", explique Yohann Grignou, à la base du projet. "J'ai donc décidé d'en parler à Louis Boniface, un ami qui est très bon en jumpline (ou trickline), la version freestyle du slackline. Puis, j'ai pris contact avec Nicolas Romieu, notre producteur, qui nous a permis d'aller encore plus loin en amenant des talents comme Alexis Maingaud (compositeur) ou encore Pierre Morsard (en charge de l'étalonnage)." Oui, Headway, c'est un chef d'oeuvre, mais c'est surtout un travail d'équipe. Au total, ils sont une dizaine à avoir participé à sa réalisation !
"Nous voulions montrer que derrière cette performance il y a du talent mais aussi beaucoup d'entrainement", poursuit Yohann Grignou. "C'est un véritable combat contre soi-même. Comme dans la vie, il ne suffit pas d'être doué pour arriver à ses fins, il faut se battre et affronter les difficultés. Au début, c'est très difficile la slack, mais en travaillant dur, on peut arriver à faire de belles choses. D'où ce nom, Headway, qui veut dire évolution en anglais."
Headway, c'est aussi un univers enchanteur, un petit coin de paradis que l'équipe de tournage a déniché dans la forêt de Maurepas, près de Paris, dans les Yvelines. Colorée artificiellement en post-production, cette forêt apporte encore une dimension supplémentaire à cette vidéo. Ou quand tous les éléments sont en parfaite harmonie.
Louis Boniface, 19 ans aujourd'hui, a fait son écolage dans le monde de la gymnastique. A la fin du collège, alors qu'il est dans le pole espoirs de l'équipe de France, il décide de tout plaquer car il ne veut plus de cette vie ou il est obligé de s'entrainer quelque 30h par semaine pour performer. Dans la foulée, en décembre 2012, son père lui offre sa première slackline. Très emballé par cette nouvelle discipline, il s'y met à fond, profitant de ses nombreuses qualités de gymnase pour progresser à vitesse grand V. Champion de France de slackline en 2014, il est devenu l'un des meilleurs slackeurs européens et vise désormais les plus grandes compétitions internationales. Il a également repris la gym et participe à nouveau à des concours à l'échelle nationale.
Texte : Maxime Asselberghs
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